12 000 à 25 000 €, c’est la plage observée la plus fréquente pour une Peugeot 304 cabriolet achetable aujourd’hui selon l’état, la conformité et la qualité de restauration. Les données disponibles conduisent à une réponse nuancée : l’achat reste cohérent si la coque est saine, si l’auto est documentée et si le budget intègre immédiatement les reprises structurelles et mécaniques.
La réponse varie selon l’état de corrosion, la présence d’une version 304 S, l’authenticité des éléments d’origine, l’usage prévu et le niveau de restauration déjà réalisé. Les sections suivantes détaillent le profil d’acheteur pertinent, les différences entre versions, les zones critiques à contrôler, les coûts complets et la dynamique récente de cote.
- 💡 La corrosion prime une coque atteinte aux longerons, planchers ou attaches de berceau modifie complètement l’équation économique
- 💡 La 304 S concentre la demande grâce à son 1 288 cm³ à carburateur double corps annoncé à 75 ch DIN selon des sources spécialisées
- 💡 Les autos bidouillées sont fréquentes les mélanges d’années, de baguettes, de moquettes et d’accastillage dégradent la valeur de collection
- 💡 Le budget ne s’arrête pas au prix affiché une peinture simple, une capote et une révision mécanique représentent déjà autour de 5 000 € sur une bonne base
Faut-il acheter une Peugeot 304 cabriolet aujourd’hui ?
Présentée au Salon de Paris 1969 puis déclinée en coupé et cabriolet dès 1970, la Peugeot 304 cabriolet occupe aujourd’hui une position intermédiaire entre collection accessible et modèle déjà sélectif. Sa mécanique simple, sa carrosserie découvrable produite avec intervention de Chausson et son design associé à Pininfarina soutiennent un intérêt réel sur le marché français.
Les données disponibles montrent toutefois que l’intérêt du modèle dépend moins de sa rareté théorique que de la qualité concrète de chaque exemplaire. La production totale de la gamme 304 atteint 1 178 425 exemplaires jusqu’en 1980, mais cette statistique ne préjuge pas du volume survivant en cabriolet sain, conforme et structurellement intact.
Les retours d’utilisateurs convergent sur ce point. Un propriétaire de 304 S cabriolet de 1974 rapporte sur automobile-sportive.com une auto « facile à utiliser au quotidien, fiable, amusante à conduire », tandis qu’un autre indique avoir connu « quelques problèmes techniques au départ », ensuite stabilisés après remise au point.
Il ressort donc qu’acheter aujourd’hui reste rationnel si l’exemplaire présente une corrosion limitée, une restauration traçable et une homogénéité d’origine crédible. À l’inverse, une auto séduisante visuellement mais reprise au mastic, mal étanche ou assemblée à partir de pièces d’années différentes devient rapidement un achat défavorable.
Pour quel acheteur la Peugeot 304 cabriolet est-elle un bon choix ?
Le modèle convient surtout à un acquéreur qui accepte les contraintes d’une ancienne légère, techniquement simple mais dépendante de son état de caisse. Le comportement routier reste jugé agréable et rassurant à allure mesurée, avec un rayon de braquage court, un coffre généreux et un chauffage réputé efficace même en usage décapoté.
Cette combinaison intéresse trois profils précis : l’amateur de balades régulières, le collectionneur qui recherche une découvrable française des années 1970, et l’acheteur orienté valorisation patrimoniale sur exemplaire conforme. Le marché récompense davantage les autos documentées que les autos seulement présentables, ce qui modifie fortement la hiérarchie entre annonces comparables.
Faut-il acheter une Peugeot 304 cabriolet si l’on veut la conduire tous les jours ?
Un usage quotidien limité reste envisageable lorsque l’auto a déjà fait l’objet d’une mise à niveau sérieuse. Un témoignage publié sur forum-auto.caradisiac.com évoque un projet de trajets de 20 km par jour, tandis qu’un propriétaire de 304 S affirme l’utiliser facilement au quotidien, ce qui confirme une faisabilité technique dans un cadre urbain ou périurbain modéré.
Cette faisabilité n’efface pas les limites objectives. L’embrayage à commande hydraulique demande une prise en main spécifique, les commandes peuvent surprendre par rapport aux standards actuels, et la sécurité passive demeure celle d’une conception du début des années 1970. L’usage journalier devient donc cohérent seulement après inspection structurelle, révision du refroidissement et validation de l’étanchéité.
Acheter pour le plaisir, la collection ou une future revente
Pour un usage de loisir, la Peugeot 304 cabriolet présente une proposition plus solide. Le moteur 1 288 cm³ offre une nervosité jugée suffisante au regard du gabarit, et la version S, apparue en mars 1972, bénéficie d’une culasse retravaillée et d’un carburateur double corps qui améliorent l’agrément sans complexifier radicalement l’entretien.
Sur l’angle patrimonial, la future revente dépend surtout de la conformité, de la documentation photographique et de la qualité des reprises de carrosserie. Un intervenant sur cockpit41.com signale que beaucoup d’exemplaires visibles relèvent du registre « bidouillé », ce qui explique la prime observée sur les autos cohérentes, bien restaurées et rigoureusement identifiables.
Quelle différence entre la 304 cabriolet classique et la 304 S ?
La différence principale se situe au niveau du groupe motopropulseur. La version classique adopte le 1 288 cm³ de 65 ch, alors que la 304 S, lancée en mars 1972, reçoit une évolution à carburateur double corps et culasse retravaillée, annoncée à 75 ch DIN par Les Phares Jaunes et autour de 80 ch SAE selon News d’Anciennes.
Dans l’usage, cet écart ne transforme pas la voiture en sportive moderne, mais il améliore nettement les reprises et l’agrément à rythme soutenu sur route. Les amateurs recherchent donc plus volontiers la S, d’autant que sa diffusion inférieure et son image plus dynamique soutiennent sa désirabilité sur le marché de collection.
La distinction ne se limite pas à la mécanique, car les exemplaires rénovés présentent fréquemment des mélanges d’éléments esthétiques et d’équipements issus de différents millésimes. La fabrication semi artisanale des découvrables, avec carrosserie préparée chez Chausson puis finition Peugeot, impose un contrôle attentif des détails plutôt qu’une lecture purement théorique des catalogues.
Une version classique très saine et conforme peut donc constituer un meilleur achat qu’une S approximative ou mal reconstruite. Le différentiel de valeur repose davantage sur l’authenticité d’ensemble, la qualité de la caisse et la cohérence historique que sur la seule lettre apposée dans la désignation commerciale.

Quels sont les principaux points de corrosion à inspecter sur une 304 cabriolet ?
La corrosion constitue le premier poste de décision, car elle touche la sécurité structurelle autant que le budget. Les zones critiques connues regroupent les longerons, les planchers, les ailes arrière soudées, l’intérieur du coffre, la malle arrière, le berceau moteur et surtout les attaches du berceau sur la coque.
Les observations de marché montrent que des autos correctes visuellement masquent parfois des reprises lourdes sous la peinture, d’autant que la finition des cabriolets pouvait varier selon les lots et que certaines restaurations anciennes ont privilégié l’apparence immédiate. Un aimant reste utile pour détecter mastic épais, tôles de fortune et zones faiblement métalliques.

Longerons, planchers, ailes arrière et coffre
Les longerons et planchers exigent une inspection physique, avec dépose ou soulèvement des tapis afin de vérifier la thibaude insonorisante, souvent réservoir d’humidité. Les ailes arrière soudées compliquent les réparations propres, ce qui explique des devis élevés chez les carrossiers quand la corrosion progresse derrière les habillages ou à proximité des retours d’aile.
Le coffre doit être observé depuis l’intérieur, en recherchant cloques, soudures discontinues, différences de teinte et déformations de plancher. Un témoignage publié sur poa.tv évoque une auto pardonnable malgré une capote qui fuyait dans le coffre, ce qui confirme le lien direct entre étanchéité dégradée et corrosion arrière sur ce modèle.
Capote, étanchéité et traces de réparations cachées
La capote se plie simplement, mais sa simplicité n’exclut pas l’usure des joints, des coutures et des points d’appui. Une infiltration récurrente laisse des traces nettes sur la moquette, les garnitures latérales et le logement de roue de secours, puis accélère l’oxydation des zones terminales de coque.
Les réparations cachées se repèrent par des alignements irréguliers, des écarts incohérents entre panneaux, une peinture trop fraîche sur une base peu documentée et des éléments d’accastillage d’années discordantes. Les véhicules accompagnés de photos de restauration et de factures détaillées obtiennent logiquement une meilleure crédibilité technique et une valorisation supérieure.
Quels contrôles mécaniques faire avant d’acheter une Peugeot 304 cabriolet ?
La mécanique de la Peugeot 304 cabriolet reste réputée simple et robuste, mais cette réputation ne dispense pas d’un contrôle complet. Les points prioritaires concernent le moteur, le circuit de refroidissement, l’embrayage à commande hydraulique, le train avant, le train arrière, le freinage et l’état des silentblocs, notamment si l’auto n’a pas roulé régulièrement.
Le comportement normal doit rester homogène, sans vibration excessive, sans échauffement anormal et sans flottement marqué. Plusieurs propriétaires signalent des problèmes techniques concentrés au début de possession puis résolus après révision, ce qui indique surtout qu’un achat mal préparé déplace la facture vers les premiers mois d’usage.
Moteur, refroidissement, embrayage et trains roulants
Le moteur doit démarrer proprement, prendre ses tours sans trou majeur et conserver une température stable en circulation lente. La surchauffe apparaît parmi les points signalés, certains propriétaires ayant monté un radiateur légèrement plus grand par précaution, ce qui constitue un indice utile pour apprécier l’historique des interventions déjà réalisées.
L’embrayage peut paraître sec, ce qui n’implique pas automatiquement une défaillance mais impose d’évaluer progressivité, garde et éventuelles fuites hydrauliques. Les trains roulants doivent conserver la précision attendue d’une traction légère des années 1970, sans claquement de rotules ni dérive anormale au freinage ou à la remise des gaz.
Comment vérifier l’authenticité et le numéro de série d’une 304 cabriolet ?
L’authenticité se vérifie par la concordance entre numéro de série, type, éléments de carrosserie, accastillage, sellerie, moquettes, baguettes et teintes plausibles pour le millésime annoncé. Les découvrables ayant connu des variations de lots et de finitions, la cohérence documentaire reste plus probante qu’une simple conformité visuelle présentée sans dossier.
Les autos les plus recherchées cumulent carte grise cohérente, historique de propriété, factures, clichés avant restauration et numérotation lisible. La possibilité d’obtenir une carte grise de collection existe, mais ce statut doit être apprécié selon l’usage prévu, l’assurance et la stratégie patrimoniale, car il ne remplace jamais une authentification technique sérieuse.
Combien coûte en moyenne une restauration complète d’une 304 cabriolet ?
Une restauration complète dépasse fréquemment la simple logique du prix d’achat, car les postes de carrosserie, peinture, sellerie, capote et mécanique s’additionnent vite sur une découvrable ancienne. Un cas rapporté fait état d’environ 5 000 € pour peinture simple, capote et révision mécanique sur une bonne base, ce qui ne correspond pas encore à une restauration intégrale lourde.
Si la coque exige des travaux sur longerons, planchers, ailes arrière ou attaches de berceau, le budget peut croître au point de rendre économiquement préférable l’achat d’un exemplaire déjà restauré correctement. Sur ce modèle, la hiérarchie budgétaire favorise presque toujours la meilleure caisse disponible plutôt que l’auto la moins chère à remettre en état.
Budget d’achat, travaux à prévoir et coûts cachés
Les observations de marché situent les exemplaires imparfaits ou incomplets entre 12 000 et 17 000 €, tandis qu’une auto restaurée sérieusement, conforme et documentée s’affiche autour de 25 000 €. Cette différence reflète moins une spéculation abstraite qu’un transfert de dépenses déjà absorbées par le vendeur précédent.
Les coûts cachés se concentrent sur l’étanchéité, la sellerie spécifique, les reprises de corrosion invisibles, les ajustements de capote et les petites incompatibilités issues de restaurations hétérogènes. Une peinture plus fragile est parfois mentionnée sur ces modèles, ce qui impose aussi d’évaluer la qualité réelle de la préparation de surface et non la seule brillance finale.
Où trouver des pièces d’origine pour une Peugeot 304 cabriolet ?
Les pièces d’usure courante se trouvent encore via les réseaux spécialisés Peugeot anciennes, les bourses, certains refabricants et les communautés dédiées aux 204 et 304. La difficulté augmente pour les éléments spécifiques de cabriolet, notamment garnitures, accastillage, capote, certaines pièces de finition et détails propres aux séries ou aux versions S.
Les forums et clubs spécialisés jouent un rôle déterminant dans la validation des références et l’identification des pièces correctes, surtout quand une auto a reçu des composants d’autres millésimes. Cette dimension documentaire influence directement le coût réel d’une remise en conformité, car une pièce présente n’est pas toujours la bonne pièce pour l’année considérée.
La cote de la 304 cabriolet a-t-elle tendance à augmenter ces dernières années ?
Les signaux disponibles vont globalement dans le sens d’une appréciation, surtout pour les 304 S cabriolet conformes et bien restaurées. La rareté croissante des exemplaires sains, la difficulté signalée pour trouver des autos prêtes à rouler sans travaux et la demande soutenue pour les découvrables françaises des années 1970 nourrissent cette tendance.
Cette hausse reste cependant très sélective. Les véhicules mal rénovés, incomplets ou assemblés avec des pièces d’années différentes ne suivent pas la même courbe et peuvent stagner longtemps sur le marché. Le commentaire d’un propriétaire estimant que la cote « ne peut que s’envoler » reflète un sentiment présent chez certains amateurs, mais seule la qualité d’exécution soutient réellement la valorisation.
Les couleurs typées seventies, l’intérieur cohérent et la présence d’un dossier de restauration complet renforcent l’attractivité. À l’inverse, les autos simplement repeintes sans traitement structurel se déprécient souvent lors d’une expertise attentive, parce que le marché a progressivement intégré le coût réel d’une remise à niveau sérieuse.
Où acheter une Peugeot 304 cabriolet fiable et éviter les mauvaises surprises ?
Les plateformes généralistes comme Le Bon Coin concentrent une part importante de l’offre, mais elles exposent aussi à des véhicules insuffisamment décrits ou restaurés de manière hétérogène. Les meilleurs points d’entrée restent les annonces assorties d’un dossier clair, les réseaux de passionnés, les clubs 204/304 et les vendeurs capables de produire des factures, photos et références techniques cohérentes.
Une auto fiable s’identifie moins par le canal de vente que par la densité des preuves associées. Les données pertinentes regroupent contrôle des corps creux, clichés du dessous, mention des travaux de capote, réfection du refroidissement, révision des freins, état du berceau et concordance entre numéro de série, finition et configuration mécanique annoncée.
Les retours d’utilisateurs montrent qu’un acheteur non spécialiste peut hésiter fortement face au risque d’erreur, comme l’exprime un intervenant sur boletus-satanas.org qui envisageait d’abandonner son projet faute de savoir quoi contrôler. Cette hésitation est rationnelle, car la différence entre bonne affaire et achat pénalisant se joue souvent sur des éléments peu visibles lors d’une visite superficielle.
La 304 cabriolet combine un agrément réel, une mécanique accessible et une image de collection désormais installée, mais son intérêt économique dépend presque entièrement de l’intégrité structurelle et de la traçabilité des travaux. Les exemplaires conformes et bien documentés devraient continuer à concentrer l’essentiel de la valorisation, alors que les autos simplement présentables resteront exposées à des décotes rapides après expertise.
